Argh ! Voilà que mon ordinateur a décidé de m'abandonner, le lâcheur !
Bon, il est entre des mains expertes qui ne peuvent encore se prononcer quant au diagnostic vital...
Il va me falloir prendre patience donc, et mettre mes ambitions cinéastes (oui, je me suis dégoté une petite caméra numérique histoire d'ajouter une couche au blog, en plus des photos et du texte).
Me voilà donc, en heure creuse, à squatter les ordis du lycée : mes posts sur ce blog risquent donc d'être plus courts pour leur éviter d'être plus rares.

Allez, sans plus tarder, commençons cette 3e année malienne par Ségou.
Probablement, assurément même, l'endroit du Mali où je me sens le mieux !
Le 22 septembre dernier, fête de l'Indépendance et week-end de 3 jours, j'en ai profité pour y mettre les voiles et retrouver l'ami Salif.

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A l'image de ce rond-point de centre ville, Ségou est une ville arborée, un pied sur terre, un autre dans le Niger.
Ces doigts de pied dans l'eau en font un lieu où se croisent les bozos et les pirogues... pour ça, allez retrouver Salif dont je n'ai pas fini de vous parler puisqu'il a accepté (et plus que ça, encouragé !) la réalisation d'un mini doc et d'une série d'interviews... affaire à suivre !
Les doigts de pieds sur terre, quant à eux, nous mènent à l'autre grande spécialité ségovienne : les terres cuites.
On les retrouve partout au Mali, reconnaissables entre mille : regardez-les bien, parce que ce sont d'elles que nous allons parler ces prochains jours !

On les voit à Ségou en gigantesques empilements labyrinthiques... un gamins pourrait s'y perdre presque.
2 endroits pour en prendre plein les yeux :

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Au marché hebdomadaire d'abord (ci-contre).
Chaque lundi les potières se rassemblent ainsi au niveau de la place ombragée (à partir de l'hôtel Joliba, longer la route en direction du quartier colonial... et vous ne pourrez pas la louper).

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Et quelque soit le jour de la semaine, vous en trouverez un grand rassemblement sur la route de la corniche, qui longe le fleuve (on ne les voit pas du centre. Prenez le chemin qui longe le fleuve, continuez, continuez... vous y êtes !).

Un amoncellement sans fin de vases, d'assiettes, de cendriers, de canaris, de... des... oui, de tas de pots aux formes diverses et variées dont l'utilité n'est même pas forcément évidente !

On en distingue plusieurs types : des mates, éventuellement décorées de rouge, des brillantes, et des noires.
Cliquez sur les photos, vous les distinguerez mieux. C'est bon ?

Alors rendons-nous à 1h de pirogue de Ségou. C'est là-bas qu'opèrent les potières.
En deux temps (de moteur),
3 mouvements (de pirogue),
remontons le Niger,
croisons les pirogues bozos chargées de poterie : c'est que nous sommes sur le bon chemin !
Bientôt se dessine Kalabougou...

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