Des nouvelles de Bamako, avant d'arriver à Kalabougou !

On peut en être à se parler du temps qu'il fait lorsqu'on n'a plus rien à se dire... où qu'on se sent en confiance, assez pour parler de tout, de rien, et en l'occurrence des va-et-vient du baromètre.
Avouez que ces variations, pas toujours facilement supportables sur place, sont tout de même plus agréables à évoquer que d'autres variations omniprésentes sur les ondes depuis 1 mois !
2 ans qu'on se cause maintenant... on peut bien se parler de la pluie et du beau temps ! D'autant qu'avec les sujets concernant la nourriture au Mali, les maladies qui y traînent, et ce qu'est le niveau de développement d'un pays qui est justement dit en voie de l'être... cela fait partie du top 5 des sujets d'interrogations que je retrouve à chacun de mes retours au bercail français.

Et bien figurez-vous donc que nous sommes encore en pleine saison des pluies !
En voilà une qui se sent bien, ça fait plaisir, et qui tarde à rentrer chez elle. Les années précédentes, les dernières averses étaient, à la même date, déjà tombées depuis belle lurette, et un ciel sans nuage avait déjà pris solidement ses marques pour une dizaine de mois.
Mais non, aujourd'hui, l'idée de déclencher des pluies en saupoudrant du sel est bien loin : il a plu hier, il a plu ce matin encore...

Mais remarquez qu'à part le désagrément de se retrouver sous l'eau en moto, nous ne sommes pas spécialement impatients de voir la saison des pluies s'en aller : elle est habituellement suivie de ce qu'on nomme "la petite saison chaude". Passage assez exténuant avant la fraîcheur de décembre...

Une pluie, au Mali, c'est vraiment typique.

Il y a tout d'abord un gros vent qui se met à souffler. Le ciel peut bien avoir le calme d'une mer d'huile, c'est un vent qui ne fait pas un pli (enfin...) : la pluie arrive !
En 2 minutes à peine, ce sont alors des trombes d'eau qui s'abattent. Cela dure 1 heure ou 2, guère plus.

Bon, il faut y être pour voir ça. Vous venez ?
Magie de la technologie, je vous y emmène ! Dorénavant doté d'une petite caméra, je commence à m'amuser bien que tous mes (vains) efforts soient encore concentrés sur le fait de ne pas trop trembler. Moi qui peine à m'allumer une cigarette sans me cramer les sourcils, ce n'est pas gagné !

Allez, nous voilà dans ma latérite.
Prévoyez du change sec : ça va flotter !

[c'est en musique : Cloud in the sky, d'Archive]