Dans une école fondamentale (équivalent de l'école primaire) du Pays Dogon, avec, sur le mur du fond, les 5 objectifs fondamentaux de l'école "amie des enfants, amie des filles"...

portrait_dogon

Ce jour-là, petit effectif : seuls 44 des 65 élèves de la classe sont présents (ce qui est relativement peu : la classe d'à côté en comptait 84 et un enseignant avec qui j'ai discuté il y a peu en avait 115 sous sa responsabilité).
Difficile, impossible finalement, de faire comprendre au guide que cela nous gênait de faire ainsi irruption en plein cours, mais l'exercice est parfaitement rodé : à peine passons-nous la tête qu'en un réflexe l'ensemble des enfants se lèvent et entonnent une salutation en chœur. Nous étions des touristes, il fallait donc assumer ce rôle jusqu'au bout. Cela m'a rappelé cet instant photographique passé à Senossa.
La gêne fut en définitive rapidement oubliée grâce à la gentillesse du jeune enseignant, récemment envoyé ici à la sortie de l'IFM (l'Institut de Formation des Maîtres). Dogon, il n'était cependant pas originaire de ce village... Nous avons alors pu échanger sur nos parcours communs pourtant si différents.

J'attends, depuis lors, qu'un groupe dogon fasse irruption dans ma salle... Et ça me rappelle  par l'occasion qu'il me faudrait peut-être faire répéter un peu mes élèves, afin qu'eux aussi puissent accueillir les visiteurs en chœur.

" Agapo !
U sewo ?
U mana sewo ?
U nu sewo ?
U bire sewo ?
ooo...
"