Suite de cette cérémonie des masques à laquelle j'ai assisté il y a 2 mois...  Les masques sont entrés en scène et ont entamé quelques tours de piste.

Une fois les présentations faites, et toujours guidés par l'animateur, les masques passent parmi les spectateurs en les narguant d'une sorte de petit fouet. Ils s'attardent parfois devant l'un d'eux, mais repartent. Font mine de s'arrêter devant un autre, mais poursuivent finalement leur danse...

Cette fois-ci, je me tenais à l'écart, j'étais prévenu.
Parce que si le porteur de masque vous remet le flambeau, sachez qu'il n'y a plus aucun recours possible. Le sort en sera scellé, les dés déjà jetés, alea jacta est ! Ji bonen tè sé ka cè*... Et vous aurez beau faire le tour de toutes les expressions du type, en français, bambara ou en latin, lancer des appels à la clémence, des demandes de grâce des plus irrésistibles, agrémentées de votre regard le plus doux, le plus tendre, le plus ensorcelant... 
Ne comptez sur personne : il ne vous restera plus d'autre alternative que d'entrer en scène et danser jusqu'à ce que votre dernière once d'énergie soit tarie ! Et la concurrence est rude.
Oui, ça sent le vécu... on ne m'y reprendra plus !

La vidéo qui suit présente ce passage de témoin.
On y voit le masque Saramanin ("sarama" voulant dire "qui a du charme" et le suffixe "-nin" signifiant "petit"), évoquant la vertu du travail...

* en bambara, mais il me manque des lettres pour respecter l'orthographe : l'eau jetée ne peut être rassemblée.