23 octobre 2009
Rien ne se perd...
Le Cap-Vert est un petit archipel, fait de petites îles !
Les ressources en eau sont rares (les îles ne sont arrosées que de juillet à octobre, lors de la saison des pluies) et, à Santo Antao par exemple, où sont prises ces photos, si le nord et l'est de l'île sont relativement bien arrosés, l'ouest, le sud et le centre offrent quant à eux des paysages désolés, sans un brin de végétation.
Il est alors indispensable de rentabiliser le moindre espace où l'on peut cultiver, d'autant qu'il s'agit d'une agriculture de subsistance (seule la banane est exportée).
On exploite autant qu'on peut donc, comme ici, où un agriculteur a réalisé de minuscules cultures sur le rocher qui borde son terrain.
Au-delà de la disponibilité en eau et du fait que les terrains soient particulièrement escarpés, le mode d'attribution des terres complique également les choses : elles appartiennent à des familles entières, et il faut donc, pour les vendre, l'accord de tous (ce qui peut demander les signatures de 90 personnes parfois !).
Ainsi, les parcelles sont à partager entre tous les membres d'une même famille : ça réduit d'autant la place disponible pour chacun !
A Santo Antao on cultive surtout la canne à sucre (pour fabriquer le grogue, le rhum local), et devant toutes ces contraintes de place et d'eau, on réalise donc des cultures en terrasse.
Un petit pays donc, qu'il s'agit d'exploiter au maximum de ses possibilités. Faire ce qu'on peut avec ce qu'on a... Ce qui ne suffit pas : depuis cette année, le Cap-Vert a dû acquérir des terrains agricoles en Angola !
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