Il faut bien souvent plus d'une photo pour englober toute la réalité d'une situation...
Je vous ai montré, dans le post précédent, Hombori tout juste sortie de la première grande pluie, drapée d'une verdure fertile. L'hivernage n'en finissait plus de se faire attendre, et c'était la grande préoccupation du moment : fallait-il lancer les semences au risque de les perdre ? Fallait-il attendre au risque de trop le faire ? Il planait le spectre des sécheresses comme on en avait connu plusieurs années auparavant.
L'eau est arrivée, enfin, lançant dans la région le temps béni des récoltes...

Seulement, à côté de ces paysages, l'eau en a teint d'autres avec des touches de désolation. J'ai pris ces photos la même matinée que les précédentes.

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Ceux qui avaient déjà semé ont alors tout perdu, les tunnels à eau, sous les routes surélevées, avaient des allures d'exutoires de barrage hydraulique et des tronçons entiers de goudron n'ont pas supporté.
Jusqu'à Douentza, nous a accompagnés l'odeur de la mort des ânes aux pieds entravés.

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La pluie à Hombori, c'était ça aussi.