Le dit du Magot - Blog d'un français au Mali

Journal de Bamako : le blog d'un français au Mali ! Partagez les impressions & découvertes soulevées par mes premiers pas foulés en terre africaine...

02 décembre 2009

Jeunesse malienne...

Continuons la série avec un joli panneau de sensibilisation contre le sida, à l'entrée (ou la sortie) d'Hombori. En arrière plan de la première photo : le mont Hombori-Tondo, point culminant du pays (voir posts relatifs à la région)...

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21 mai 2009

Recto, verso

Le village d'Hombori n'est pas bien grand (3000 habitants), ce qui ne l'empêche pourtant pas d'avoir deux stations-service...
L'une d'elle, la station SNF en face de chez Lélélé, est d'une réelle poésie (si je pensais dire ça un jour d'une pompe à essence !).

bambins

Les deux stations sont côte à côte. La concurrence est donc rude, mais nous aussi, sans hésiter, on préfère la première (en venant de Gao)...
... à moins qu'il ne s'agisse de la seconde (depuis Douentza) !

recto

verso

En arrière-plan de cette dernière photo : le fameux mont Hombori Tondo, avec la porte d'Hombori (le pan clair au milieu). C'est le point culminant du Mali dont je vous parlais le 27 mars dernier, et lieu d'un écosystème exceptionnel étudié en long en large et en travers par le Projet Hombori.

[... des lieux qui, je l'espère, devraient pouvoir alimenter votre prochain album-photo, Danielle... et qui, Joseph, accompagneront ainsi les lignes de votre carnet de voyage !]

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15 mai 2009

Enfin là, les éléphants du Gourma !

Si nous les avons finalement rencontrés assez rapidement au petit soir, à 10 minutes en voiture d'Inadiatafan... ils nous aura fallu en revanche nous armer de patience le lendemain matin, et les pister pendant plus de 3h pour les retrouver à une dizaine de km de là !
Les traces ne suffisaient plus, il fallait du flair... et demander aux peuls et aux campements touareg s'ils n'avaient pas croisé un troupeau : ça ne passe habituellement pas inaperçu !

Et donc, oui : nous les avons vus ces fameux éléphants du Gourma !
Pas seulement leurs traces, mais bien un groupe composé de mâles et de femelles avec leurs petits... et j'aime autant vous dire que ce n'est pas qu'impressionnant : ça fait même carrément peur !

Il faut dire que j'avais vu des éléphants en 2005 lors d'un voyage au Sri Lanka (pays où les éléphants sont omniprésents !). Les éléphants d'Asie (Elephas maximus) sont plus petit que ceux qui vivent en Afrique, avec des oreilles bien plus courtes, une extrémité de la trompe ne formant qu'un doigt préhensile (contre deux ici), les défenses sont absentes chez les femelles et la plupart des mâles et ils possèdent également 2 bosses sur le haut du crâne... La sous-espèce sri-lankaise (Elephas maximus maximus) présente en plus souvent une dépigmentation sur la face.

Et il était alors absolument, mais absolument hors de question de les approcher de trop près, ni de descendre du 4x4 ! Le guide était en permanence sur le qui-vive : on ne rigolait pas avec les éléphants... (je me souviens d'ailleurs d'un mâle solitaire (les plus agressifs) croisé sur le bord d'une route. Il nous avait été catégoriquement refusé de s'arrêter, tout juste avions-nous pu ralentir pour le voir...).

(Ci-dessous, mes photos prises au Sri-Lanka).

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C'était la version sri-lankaise... dans la version malienne nous avons laissé la voiture, marché pendant une bonne heure pour aller les trouver à 20m à peine de nous, et se faire tirer par la manche par le pisteur peul, ne comprenant pas que les voir à cette distance nous suffisait amplement... Tout cela n'avait absolument rien, mais rien de rassurant !

Difficile donc dans ce cas de faire la part des choses entre la peur que la puissance de tels animaux inspire (ce sont les plus grands animaux terrestres !) et l'inconscience mêlée au fatalisme...

D'autant que le guide s'amusait de la panique des touristes qu'il avait accompagnés la veille lorsqu'un des éléphants a fait mine de charger !
Les éléphants ont un odorat particulièrement développé... ceux-là nous ont non seulement largement reniflés, mais nous voyaient et, s'aspergeant de poussière et battant des oreilles, affichaient ainsi clairement leur mécontentement...

Tout ira bien, inch'Allah !

Enfin, nous les avons vus ces éléphants ! Quelques-uns des 344 survivants des éléphants du Sahel.
Susan Canney explique dans ce dossier, que "l'aire de répartition des éléphants en Afrique de l'Ouest était autrefois en grande partie continue des forêts côtières jusqu'au Sahara. Aujourd'hui, les éléphants forment de petites populations, très fragmentées, isolés géographiquement dont plus de la moitié comptent moins de 100 individus. Les éléphants de la région du Gourma au Mali constituent une population restante remarquable qui représente 12% de l'ensemble des éléphants de l'Afrique de l'Ouest".

Toutes les populations sahéliennes ont été décimées lors de la grande période de braconnage des années 1980... Ceux-là doivent leur survie à la tolérance des populations locales, à l'isolement de la région et au fait que leurs petites défenses soient constituées d'ivoire de mauvaise qualité...

elephants_gourma_1

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elephants_gourma_3

elephants_gourma_4

[Merci à l'ami Sylvain Ramuzat pour ces 4 photos !]

Des survivants donc, mais en sursis semble-t-il... puisque "la diminution de la pluviométrie, le développement de l'agriculture et des fermes à bétail, la sédentarisation des communautés humaines et les programmes de développement de l'eau, changent actuellement la relation entre les éléphants, les Hommes et l'écosystème sahélien. Les Hommes et les éléphants rivalisent de plus en plus pour les mêmes ressources" (source : dossier susmentionné).
Un vaste projet de conservation et de valorisation de la biodiversité du Gourma et des éléphants (PCVBGE) a donc été initié depuis 2005 par le gouvernement malien et financé par la banque mondiale...

Nous les avons donc vus, finalement, ces fameux éléphants. Et si Babar n'a pas montré sa trompe, crois-moi bambin, il ne devait pas être bien loin...

Ce petit film est dédié à Elyandre... je le poste avec une bise.
Musique
: extrait de "ain't no sunshine when she's gone" de Bill Withers

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14 mai 2009

et sous nos yeux ébahis, les éléphants !

Oh, regardez ! Ils sont là !
Chut, pas un bruit surtout...
Il y a même des petits !

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Impressionnant, non ?!

(photo de Martine)

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12 mai 2009

Sur la trace des éléphants du Gourma

Pour mon petit filleul, en France, j'habite au pays du roi Babar...

Bon, j'avoue ne l'avoir jamais rencontré personnellement (j'étais pourtant pistonné : figurez-vous que la splendide écriture cursive des albums des années 50 (la seconde série) est celle de ma grand-tante ? arrière-cousine ? bref, la fille de la sœur de mon grand-père ! si, si ! Ça va chercher loin et il faut s'accrocher, mais on y arrive !).

babar

Pas vu donc... Mais si je n'ai pas pu accéder à sa cour, j'ai bel et bien croisé quelques-uns de ses sujets :

Les éléphants du Gourma,
les derniers éléphants du Sahel !

Remarquez, je ne suis pas certain qu'au Mali, les éléphants aient, eux non plus, croisé le gars Babar... à moins de n'avoir vraiment pas été sensibles à ses prêches coloniaux : ils ne portent pas de costumes 3 pièces ni n'apprennent les "bonnes" manières, ils sont d'authentiques Loxodonta africana, des éléphants d'Afrique de savane (puisque l'éléphant d'Afrique de forêt appartient à une espèce distincte (Loxodonta cyclotis)).

Pour les rencontrer, nous nous sommes enfoncés dans le Gourma, une région du Mali située à l'intérieur de la boucle du Niger (à partir d'Hombori). Nous avons alors récupéré un pisteur peul au village d'Inadiatafan. Lui seul était capable de lire les traces laissées au sol pour nous dégoter les fameux pachydermes.

A commencé alors un véritable jeu de piste...

Parmi les indices qu'utilisait notre guide, les premiers ont été les arbres fraîchement arrachés par le passage du troupeau. C'est qu'ils ne font pas dans le détail quand ils passent, et qu'il ne faut pas moins de 200 à 300 kg de feuillage par jour pour nourrir chacun des bestiaux !

trace_1

Et chaque fois, le guide reprenait la même chorégraphie : avancer avec le 4x4 en nous indiquant une piste invisible, s'arrêter d'un coup, partir en courant les yeux rivés au sol, zigzaguant de trace en trace et ne faisant aucun bruit. Cela durait quelques minutes, et on le voyait revenir, rapidement, grimper dans la voiture et nous conduire pour 150m supplémentaires...

Et de temps en temps, alors que jamais je n'aurais imaginé la moindre présence animale dans les parages, d'autres indices apparaissaient : notamment d'énormes crottes et des traces de leurs pas puissants  (à droite de mon pied sur la photo) qui ne trompent (sans jeu de mot) ni sur le régime alimentaire ni sur la taille de ces éléphants.

traces_4

Si un éléphant avale ses 250 kg de feuillage par jour, il lui faut également ingurgiter 160 litres d'eau !  La proximité d'un point d'eau est donc absolument nécessaire et est à l'origine (avec la disponibilité en nourriture) de la migration qu'il effectue tout au long de l'année.
Ils parcourent ainsi une boucle d'environ 600 km : "les éléphants arrivent au Mali, en provenance du Burkina, en octobre sur la mare de Soum (environs de Douna). Ils se divisent alors en deux groupes qui, séparément, atteignent le prochain point d'abreuvement : la mare de Massi, puis ensuite la vaste mare d'Inadiatafan où ils séjournent longtemps. Ils repartent fin février à travers une vaste plaine herbeuse vers la mare de Banzena. Après avoir pris un grand bain, les pachydermes remontent vers les grands lacs où ils arrivent en avril-mai. Là, ils reprennent contact avec le second groupe. Les éléphants reprennent alors le chemin du retour en direction du Burkina qu'ils atteignent en juillet et le cycle migratoire reprend trois à quatre mois plus tard" (source : Nature & Faune, revue internationale pour la conservation de la nature en Afrique)...

Enfin, cette carte (p12-13) vous permettra surement de mieux situer !

traces_2

Ils nous a donc fallu mettre nos pas dans les leurs pour les retrouver...

Au début des années 70, ils étaient présents dans les 6 régions administratives que compte le Mali. Il ne reste aujourd'hui plus qu'une seule population de 344 individus, ici dans le Gourma. Ce sont donc "les éléphants les plus au nord existant aujourd'hui depuis l'extinction des éléphants mauritaniens des montagnes Assaba dans les années 1980" (selon l'article "Les derniers éléphants du Sahel"). Selon ce même article, ils sont "les seuls survivants d'une population autrefois répandue dans tout le Sahel".

traces_3

Leur migration est particulièrement bien connue depuis que certains éléphants ont été dotés d'un émetteur électronique. Cela dit, si on sait dans quelle région les trouver, ils parcourent quand même une dizaine de km par jour (poussant parfois l'escapade jusqu'à 50-60 km !).

(Ci-dessous, encore un autre indice de leur passage : les traces d'urine cristallisées)

trace_5

Tout ça pour dire
qu'il ne suffit donc pas d'un bon pisteur.
Il faut aussi et surtout son lot de...
patience !

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10 mai 2009

La journée tire à sa fin...

... dans le village peul d'Inadiatafan,
situé dans le désert du Gourma.
(à l'intérieur de la boucle du Niger : voir carte)

inadiatafane_soir

Dormez bien :
demain, nous irons voir les éléphants...

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04 mai 2009

Le ski à Hombori (si si !)

Me revoilà au Mali !
Je vous avais quittés pour aller chercher le frais... me voilà de retour donc, et je retrouve les 40°C largement explosés : 37°C à 20h en sortant de l'avion, ils annonçaient 45°C en journée. Le régal !
Enfin, quitte à fondre comme neige au soleil, le moment me semble approprié pour parler...

du ski au Mali !

En arrivant à Hombori, nous sommes en effet tombés sur de drôles d'antiquités. Voyez plutôt :

ski_hombori_1

Je sais bien qu'il s'agit d'une loi fondamentale : dans l'univers rien ne se perd, tout se... revend au Mali, mais là ! C'était a priori un "bel" exemple de notre bonne vieille société de consommation : créer le besoin et vendre de tout, surtout à ceux qui n'en ont pas besoin !

ski_hombori_2

Mais non, mauvaise langue... Il s'agit en fait du nouveau jeu en vogue chez les toubabs visitant la dune de sable située à quelques encablures d'Hombori : skier sur le sable ! Les bois sculptés que vous voyez sont des poteaux de raïma, ces magnifiques tentes touaregs : ils font ici offices de bâtons de ski !

J'ai trouvé une photo sur ce blog pour la démonstration.

IMG_8028a

Thierry Helsens nous dit dans son dernier post que l'"on croise tellement de toubabou sur les routes, à pied, en vélo, en roller, courant, marchant"... et même à ski donc !

Le décalage entre la vie sur place et ce que le touriste vient y faire est parfois saisissant : mais que doit penser ce petit gamin en voyant ce drôle de type descendre les dunes sur des planches de bois ?
Oui, "toubabou fato (les blancs sont fous)" dit Thierry H., et pas qu'un peu !

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30 mars 2009

Chez Lélélé

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Quand je retourne dans un coin où j'ai déjà trainé mes guêtres,
j'ai habituellement tendance, pour me loger, à retourner toujours aux mêmes endroits...
Je vous ai ainsi souvent parlé de Salif à Ségou, ou dernièrement du Kita Kourou de Djenné...

Aujourd'hui, puisque nous sommes à Hombori,
posons notre paquetage chez Lélélé !

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Lélélé est un sacré bonhomme !
Son vrai nom est Maouloud Daou, c'est un songhaï qui tire son surnom de celui de Mamadou Diakité, joueur de foot malien qui fut un temps bien habile de ses pieds... tout comme lui-même l'a été.
Et il tient avec sa femme un splendide petit campement à la sortie de la ville (en venant de Douentza), juste en face de la station service jaune SNF.

Si une chose est certaine, c'est que vous y serez à merveille : le campement tout en terre crue est splendide, et vous pourrez vous y installer dans des cases...

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... ou en terrasse couverte, pour profiter de l'air !

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Bien sûr, si vous préférez avoir de l'électricité et des toilettes à l'occidentale, alors allez plutôt taper à la porte du campement suivant... mais vous passerez vraiment à coté de quelque chose, d'autant que l'endroit est impeccablement tenu et qu'on y manque de rien !

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Et sachez, ça a son importance, que Lélélé a grandi au milieu de frères : c'est donc à lui qu'est revenue la tâche d'aider en cuisine... et ça a en a fait un sacré cuistot !
Nous y sommes restés 4 jours : il nous a régalé, et je garderai un souvenir mémorable d'un véritable festin qu'il nous a préparé sur une dune et sous les étoiles, alors que nous étions partis à la recherche des éléphants !

Vous pourrez d'ailleurs apprendre à cuisiner vous mêmes les plats africains en général et songhaï en particulier, puisqu'il organise des cours de cuisine !

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Bref, Olive (que je salue et à qui je dois d'ailleurs, indirectement, le bonheur d'avoir atterri là !) avait bien raison d'en parler dans son commentaire du 28/03 !

Et si vous y passez, apportez lui un paquet de café : Lélélé a non seulement le goût des bonnes choses mais aussi une cafetière italienne ! C'est un régal le matin, alors qu'ailleurs le nescafé est roi...

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27 mars 2009

Quelques paysages des Monts Hombori

Malgré les nombreuses pétitions signées, les appels répétés, les incantations faites et les sacrifices offerts à tous les Dieux croisés de ci de là (je ne suis pas regardant)... je n'ai encore pas obtenu satisfaction et la durée d'une journée n'est toujours pas passée à 48h !
Mais que font les autorités ?

Et voilà qui n'aide pas à être très productif : depuis quelques jours, Bamako s'est installée dans une nouvelle ambiance...
Le thermomètre a en effet explosé (ça y est, largement franchie et dès le premier essai, la barre des 40°C !), les premières pluies sont arrivées (un peu en avance, c'est la "pluie des mangues", que je prenais à mon arrivée comme un terme imagé pour décrire le fait que les mangues arrivaient à maturité et commençaient à tomber des arbres : la pluie des mangues n'est en fait pas une pluie de mangues !), et le déroulement de la journée a repris la cadence au rythme des coupures d'électricité (l'électricité malienne est d'origine hydroélectrique, or les clims tournent à fond et les moteurs de piscine s'activent tandis que le fleuve est au plus bas).

Il est donc temps de prendre la route et de s'extirper de la chaleur étouffante de Bamako : avant de partir pour quelques jours à Dakar (quelques jours de réflexion sur le développement durable, et j'espère bien quelques bons moments et belles découvertes dont je vous ferai échos)...

... je vous embarque aux Monts Hombori !

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Une route comme je les aime : qui s'élance à perte de vue en plein milieu de nulle part.
Et à 1000 km de Bamako, la falaise de Bandiagara se disloque et laisse alors place à un vrai paysage de western.

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La région, du nom du principal village (Hombori), doit son nom au point culminant du Mali : le mont Hombori Tondo, énorme monolithe de grès culminant à 1 155 m, qui semble avoir poussé dans la nuit (des temps j'entends) et qui pourrait servir de point de rendez-vous d'une prochaine rencontre du 3e type.

Je n'ai eu connaissance de ce projet qu'après mon retour, mais une mission scientifique pluridisciplinaire étudie en long en large et en travers ce massif : c'est le Projet Hombori, qui étudie notamment l'écosystème qui se trouve à son sommet, préservé de toutes pressions anthropiques... j'y retournerai cet été, et tacherai d'en savoir davantage !

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On en reparlera donc, puisque cette région est un de mes grands coups de cœur.
Pour aujourd'hui, je vous laisse avec le bonheur d'arriver en fin de journée, quand le soleil disparait derrière la mythique "main de fatma"...

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26 janvier 2009

Portrait touareg

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