Ça me rappelle les journées entières passées, petit, avec mon père : paire de jumelles au cou, longue-vue à l'épaule, le Peterson sous le bras... J'étais alors paré pour des heures et des heures de quêtes et d'observations ornithologiques.

A tout cet équipement, il fallait ajouter la patience bien sûr : je me souviens ainsi d'un comptage  de busards des roseaux avec un gars de la LPO, qui désespérait de mon rhume des foins faisant fuir, au rythme de mes éternuements, tout espoir de compter quoi que ce soit !
Petite pensée émue également pour une approche furtive, alors que je venais d'investir dans un appareil photo, le cœur battant la chamade pour ce qui allait être une de mes premières photos d'oiseau.  Il semblait prendre la pose. C'était parfait. J'avançais en rampant, pour immortaliser l'image de ce splendide spécimen... en plastique.
Bon.

Quelques années plus tard, troquant les marais bretons pour les abords du fleuve Niger,
le Delachaux & Niestlé (guide des oiseaux de l'Afrique de l'Ouest) comme nouveau guide,
me revoici l'appareil photo en bandoulière !

En voici un, photographié il y a 2 semaines à Ségou qui n'aurait pas eu à pâlir devant Stravinski !

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C'est un rollier d'Abyssinie (Coracias abyssinicus).

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