Le dit du Magot - Blog d'un français au Mali

Journal de Bamako : le blog d'un français au Mali ! Partagez les impressions & découvertes soulevées par mes premiers pas foulés en terre africaine...

27 septembre 2009

Capote ou kaputt ?

Un autre panneau de sensibilisation, croisé à Bamako
(en haut du marché de Médine)...
Avec un élément typique des panneaux maliens : l'orthographe fantaisiste !

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06 juin 2009

Danse des masques à Sogonafing # 3

Maintenant que vous avez vu comment sont introduits les masques (post du 25/05/09), et comment sont invités à danser les spectateurs (post du 01/06/09)... Terminons cette série sur la cérémonie de Sogonafing par un tour d'horizon des différents masques présentés.

En allant sur ce site, vous pourrez y reconnaître certains d'entre eux et comprendre leur signification.
A la fin de la cérémonie, apparaissent deux grandes marionnettes : introduction toute trouvée à ce qui fera l'objet des prochains articles !

En attendant, bon week-end à tous !

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01 juin 2009

Danse des masques à Sogonafing # 2

Suite de cette cérémonie des masques à laquelle j'ai assisté il y a 2 mois...  Les masques sont entrés en scène et ont entamé quelques tours de piste.

Une fois les présentations faites, et toujours guidés par l'animateur, les masques passent parmi les spectateurs en les narguant d'une sorte de petit fouet. Ils s'attardent parfois devant l'un d'eux, mais repartent. Font mine de s'arrêter devant un autre, mais poursuivent finalement leur danse...

Cette fois-ci, je me tenais à l'écart, j'étais prévenu.
Parce que si le porteur de masque vous remet le flambeau, sachez qu'il n'y a plus aucun recours possible. Le sort en sera scellé, les dés déjà jetés, alea jacta est ! Ji bonen tè sé ka cè*... Et vous aurez beau faire le tour de toutes les expressions du type, en français, bambara ou en latin, lancer des appels à la clémence, des demandes de grâce des plus irrésistibles, agrémentées de votre regard le plus doux, le plus tendre, le plus ensorcelant... 
Ne comptez sur personne : il ne vous restera plus d'autre alternative que d'entrer en scène et danser jusqu'à ce que votre dernière once d'énergie soit tarie ! Et la concurrence est rude.
Oui, ça sent le vécu... on ne m'y reprendra plus !

La vidéo qui suit présente ce passage de témoin.
On y voit le masque Saramanin ("sarama" voulant dire "qui a du charme" et le suffixe "-nin" signifiant "petit"), évoquant la vertu du travail...

* en bambara, mais il me manque des lettres pour respecter l'orthographe : l'eau jetée ne peut être rassemblée.

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25 mai 2009

Danse des masques à Sogonafing

Il y a 2 mois, j'ai été invité à une cérémonie de danse des masques à Sogonafing, un village situé à la périphérie de Bamako.

Les masques sont très importants pour beaucoup d'ethnies au Mali.
Ceux du pays dogon sont extrêmement connus... Il y en a pourtant des tas d'autres, comme ceux sortis ici dans un village bambara.

Les masques sont souvent portés lors de cérémonies qui, cette fois-ci en témoigne, n'ont rien d'un événement particulièrement mystique ou animiste comme le penseraient et aiment le penser beaucoup d'Occidentaux (et à le laisser penser bien des guides). Ce sont surtout de grands moments festifs.

A Sogonafing, les masques sont gardés par une famille du village, et sont portés quand l'occasion se présente (suite à un événement particulier, ou parce que quelqu'un en fait la demande et apporte l'argent nécessaire à l'organisation d'un tel événement) : C'est alors une grande fête pour tout le monde (les grands et bien sûr les petits), qui dure jusqu'au petit matin !

On parlera de ce genre de cérémonies ces prochains jours : j'ai en effet eu l'occasion d'assister à une autre danse des masques, pas plus tard qu'hier, à Farako (non loin de Ségou).

La sortie d'un masque est quelque chose qui répond à un schéma très stéréotypé : à Sogonafing, les masques vont par paire et sont portés par des hommes déguisés des pieds à la tête. Ils sont accompagnés d'un "animateur des masques", comme c'est écrit sur son t-shirt (l'homme tout en blanc, coiffé d'une casquette). Ce dernier porte un sifflet et son rôle, en plus de chauffer l'ambiance parmi les spectateurs, est de guider les hommes masqués. Il leur fait ainsi réaliser une chorégraphie visiblement très précise, mais que lui seul semble connaître.

Je n'avais pas de guide, et n'ai donc pas eu toutes les significations des différents gestes, ni des différents masques. Je vous laisse donc découvrir cette cérémonie, comme moi : simplement en la regardant.

Pour aujourd'hui, commençons par le commencement :

les masques entrent en scène et se présentent,
faisant quelques tours de piste...
(c'est en musique)


Édito : A l'origine, les masques sont des objets sacrés permettant "de se métamorphoser, de quitter la dimension humaine pour entrer dans celle des animaux, des esprits et des génies", les masques que l'on voit sur cette vidéo sont deux masques Ntomo, ou N'Domo ( voir cette page pour de plus amples explications) : ils représentent "la première société d’initiation, la soumission de la jeunesse au grand âge comme source inépuisable de savoir et de connaissance."
La première et dernière citations de cet édito viennent de cette page de carre-mandingue, consacrée à l'association des masques et marionnettes de Sogonafing. 

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18 mai 2009

Courts-métrages : 4 métiers du Mali

Cette année, un groupe d'élèves de 3e du Lycée Français de Bamako a suivi une formation à l'audiovisuel. A l'issue de ces cours théoriques sur la prise de son, la réalisation, etc., les 4 groupes de 6 élèves ont réalisé chacun un court métrage de 3 min environ sur un métier du Mali.
Ils ont ainsi participé au concours "je filme le métier qui me plait" organisé par leCanaldesMetiers.tv

Capture02

4 petits documentaires donc, à travers 4 séries de portraits, sur des métiers bien typiques d'ici et que l'on croise presque tous les jours...
(Mais il semble que 3 seulement ne soient accessibles pour le moment : je vous tiens au courant dès que c'est réparé !).

wotorotigi_1Il y a d'abord le portrait de Sékou, qui fait le métier de wotorotigi (wotoro voulant dire "charrette" en bambara, et tigi "celui qui a").
Il transporte ainsi, à longueur de journée, toutes sortes de marchandises sur sa charrette de fortune.

wotorotigi2

Il y a aussi le portrait de Batouma et Nana Diakoira, et de Thimye Sommare, teinturières.

fds

Un métier féminin, omniprésent dans les latérites de Bamako, et dont les splendides basins teints offrent un défilé permanent de boubous dans les rues de la ville ! Elles nous présentent ici quelques-unes des étapes permettant de teindre ces tissus.

teinturiere_1 teinturiere_2

piroguier_2

Et enfin le documentaire sur les métiers liés au fleuve Niger, où l'on croise un pêcheur bozo qui nous offre une splendide démonstration de lancer de filet épervier !
Ainsi que Moussa Doumbia, fabricant de pirogue.

dswg

Ce dernier petit film fait partie de la sélection retenue pour la finale qui aura lieu le 26 mai prochain, et qui décernera un prix aux meilleures réalisations : alors votez pour lui, en lui accordant 5 étoiles sur 5 !

3 courts-métrages
pour un petit tour d'horizon d'une qualité renversante !
tirons-leur notre chapeau
mais surtout et avant tout :
votons pour eux !

Note : les photos illustrant ce post sont issues des courts métrages

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07 janvier 2009

Cinéma Lafia

[de retour d'un gros périple au 4 coins du Mali qui devrait alimenter pour un petit moment encore les pages de ce blog... je vous poste cet article, écrit avant les vacances de Noël, et que j'avais prévu de vous mettre en ligne pour la bonne année. Un peu en retard donc, mais le voici avec tous mes vœux pour 2009 : Aw sambe sambe ! Ka san here caya !]

Dimanche 7 décembre, veille de Tabaski, je suis allé à Kati, un village à une dizaine de km de Bamako.
C'était jour de marché. Un marché particulièrement grand et coloré, qui vaut le détour !

Et entre 2 légumières, je suis tombé sur une porte entrouverte, portant une inscription à demi effacée : Cinéma Lafia ! Lafia signifie "temps libre", "détente" en bambara.
Gaoussou, un ami aux multiples casquettes (garagiste, prof à l'école d'ingénieur, apiculteur... et guérisseur par les mains !) habitant Kati et qui m'accompagnait dans ma visite, m'explique qu'aujourd'hui c'est une salle de réunion et de spectacle. Mais que c'en est fini de sa vie de cinéma...

entree

Impossible de résister. Il fallait que j'aille quand même y passer mon nez !

Les fruits et légumes enjambés, je suis alors tombé sur une billetterie rouillée et poussiéreuse mais aux couleurs déjà magiques. Ce lieu regorge de bons esprits, c'est sûr ! J'avais l'impression d'entrer dans un temple dédié au cinéma. Un vieux ciné abandonné, mais où l'on peut encore, si l'on sait écouter, entendre les rires des spectateurs et les répliques intemporelles résonner encore...

billetterie

Passé la billetterie, sortie de nulle part : on se trouve au milieu d'une immense salle de cinéma en plein air ! Ça me rappelle les cinémas en plein air de Grèce dont je me suis régalé cet été, et bien entendu le kadjinol station découvert avec émerveillement à Dakar !
J'adore les cinémas, pour les films qu'on y passe, pour les moments qu'on y vit, mais aussi pour le lieu. Et je craque complètement pour les cinémas en plein air.

Mais alors celui-ci... me va droit au cœur !

salle

Un cinéma quasiment à l'abandon donc... mais quasiment seulement : figurez-vous qu'il retrouve son âme une fois l'an, le jour de Tabaski. Et justement, c'était pour le lendemain !
Je suis donc tombé sur le machiniste, triant et dépoussiérant ses vieilles bobines 35 mm (avec des annotations à la craie sur les boîtes : Ninja killer, Police action...) et qui a bien voulu prendre la pose devant mon objectif incrédule !

projectionniste

J'ai fini par trouver le gérant du ciné... enfin l'appellation "gérant" l'a bien fait rire : "patron 1 fois par an !", qui a préféré ne pas se faire photographier, "pour pas que [son] image reste quelque part où [il] ne serait plus".
Il m'a réservé cependant une plus belle surprise encore : devant mon intérêt, tout fier, il m'a ouvert les portes de la salle de projection.
Et là, quel spectacle !

camera_1___Copie

Je me suis retrouvé dans une pièce où la lumière semblait ne plus être rentrée depuis des lustres. Un capharnaüm de papiers, de tissus, de bricoles, mêlés à une tonne de poussière dérangée par l'ouverture du volet...
Une chaise métallique, typique des chaises de location que l'on voit très souvent lors des mariages, avec le nom du propriétaire peint dessus traînant au milieu du bazar... et dans ce coin, la caméra russe, le joyau dont le projectionniste me donne jusqu'à la date de fabrication les yeux remplis de fierté !

A côté, une autre chinoise, qui officiera pour la séance du lendemain...

camera_2___Copie

Tout était paré pour 3 projections : la première pour le soir de fête, à 300 FCFA. La deuxième le lendemain, à 150 FCFA et la dernière le surlendemain à 100 FCFA.
Quand j'ai demandé si je pouvais y assister, ça l'a bien fait rire. Il m'a finalement dit qu'il ne fallait pas que je vienne, qu'il y aurait des enfants par centaines, partout, que ça n'était pas pour les adultes, et encore quelques autres motifs... Je ne pouvais de toute façon pas y assister.

Mais à coup sûr, j'y retournerai : l'an prochain pour profiter du spectacle au milieu de tous les gamins, et d'ici là pour flâner au milieu de tous ces fantômes du 7e art !

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16 décembre 2008

Il suffirait d'y croire...

Reste, sur un mur de Medina Coura, du 6e Forum Social Mondial qui s'est tenu à Bamako en 2006...

un_autre_monde_est_possible

L'an passé, c'est José Bové qui est venu à Nyéléni, au bord du lac de Sélingué, pour 3 jours d'un forum sur la souveraineté alimentaire. Un gigantesque campement d'une centaine de cases en dur a donc été construit aux abords du lac.
La dernière fois que j'y suis allé, elles y étaient toujours, à l'abandon...

Espérons donc qu'un jour, le développement devienne aussi durable que les traces laissées par les forums voulant le promouvoir....

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08 décembre 2008

Aw sambe sambe !

Aujourd'hui c'est la Tabaski !
C'est la fête de l'Aïd El-Kebir pour les arabophones, la fête du mouton quoi... je vous en avait parlé il y a 2 ans, alors que j'étais allé la passer chez mon père.

La Tabaski représente la plus importante fête du pays (comptant 80% de musulmans). Mais contrairement au jour de l'An (que je découvrirai cette année au Mali) qui est apparemment bien plus festive, celle-ci est  un peu plus calme et se passe dans un cadre plutôt familial : le mouton est tué le matin, puis tous le monde mange et entame une session de bénédictions de chaque membre de la famille, chaque voisin, chaque connaissance, pouvant durer 2 ou 3 jours...

Quand les gens commenceront à sortir, ce sera alors un vrai défilé dans les latérites de Bamako de tenues rivalisant de couleurs, de boubous en basin splendides. Un vrai défilé de mode auquel se préparent et parfois se ruinent tous les Maliens depuis des semaines !
On verra aussi les uns et les autres, à pied, en moto, en voiture, traverser la ville les bras chargés de morceaux de moutons ou de plats emballés.

Depuis un bon mois tout le monde s'y prépare, et chose particulièrement étonnante : Bamako est devenu le rendez-vous de tous les Peuls du pays ! Les moutons ont envahi les rues et la ville tout entière s'est peu à peu transformée en une bergerie.

Les moutons attendent ainsi leur heure, devant les maisons...

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En bas de ma latérite, des centaines de moutons se marchandent à des prix qui atteignent, à mesure que l'on s'approche de la fête, des prix hallucinants par rapport au niveau de vie du pays (75 000 FCFA, 100 000, 150 000 FCFA, beaucoup plus même !)
Un ami me racontait hier que son frère l'an passé avait attendu la veille au soir pour trouver un mouton (voulant profiter de la grande braderie peule : déstockage avant fermeture et retour au bercail)... mais il n'y avait alors plus un mouton à Bamako !
S'y prendre tôt, au prix de l'entretenir, ou s'y prendre tard, au risque de ne plus en avoir...

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Depuis un mois, les moutons sont donc omniprésents dans toute la ville.
Des bords de route...

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... au bord des chemins de fer

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Alors à toutes et à tous : aw sambe sambe ! (bénédiction que l'on fait pour toutes les fêtes se reproduisant 1 fois par an)

PS : si on vous la souhaite, celle-ci ou une autre bénédiction (commençant généralement par "ka..." ou "Allah ka" ("que..." ou "qu'Allah...") répondez : "amiina !" Ou répetez-le deux ou trois fois, même ("amin'amin'amina !"), c'est encore mieux !

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07 décembre 2008

surplombant Bamako, englouti par l'harmattan

Photo prise jeudi matin, en haut de la colline du point G surplombant le nord de Bamako... alors que la poussière saharienne véhiculée par l'harmattan avait recouvert l'horizon.

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Mais si depuis jeudi le froid s'est installé, la poussière elle est retombée...

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02 décembre 2008

Samedi soir, avec Manjul

Comme on dit ici, samedi soir, c'était ambiancé au Studio BlonBa !
Manjul y avait rameuté ses troupes, des dreads plein la tête, des locks jusque dans la barbe même...

Et j'aime autant vous dire que si l'atmosphère y était enfumée, ça n'était pourtant ni la profusion d'encens d'un temple chinois, ni les volutes de cigare d'une arrière salle de Chicago au temps de la prohibition... ni bouddhiste, ni joueur de poker : c'était reggae !

La soirée était orchestrée par Manjul, une figure locale dont j'avais déjà promis de vous parler !
Nous y voilà donc...

manjul

C'est qu'il y a à Bamako une vraie petite communauté rasta. Leur base de repli se situe au village de Lassa, sur une des collines ouest entourant la capitale.
Et parmi eux, 2 se font remarquer plus que les autres :

tiken_jah2L'incontournable bien sur, Tiken Jah Fakoli... Impossible de ne pas le connaître au Mali, c'est LA star.
Depuis 2003, menacé de mort en Côte d'Ivoire, il vit à Bamako et il n'est pas rare de le croiser à bord de sa coccinelle repeinte aux couleurs africaines.
Bon, cela dit, les textes (particulièrement virulents et engagés, notamment contre la FrançAfrique) de Tiken Jah ne sont pas des joyaux de littérature et d'argumentation mesurée...

L'autre figure, bien plus à mon gout, c'est donc le rasta toubab, venu de l'ile de la Réunion : Manjul !
Lui fait plutôt dans la dub, une version beaucoup plus instrumentale du Reggae... Si vous suivez bien, et si vous vous en souvenez, Manjul a signé la bande originale du court métrage particulièrement décalé : Guerrier manding, dans lequel il joue. Je vous en avait parlé il y a un peu plus d'1 an.

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Après ça, si ça vous plait, je vous encourage à écouter son excellent Faso Kanou, un opus de sa série "dub to Mali", dans lequel il mêle les sonorités dub-roots et maliennes (la flûte peul y est tout à sa place !).

Samedi, il était venu nous présenter son poulain, déniché en Guinée : Takana Zion.
Je n'y connais rien, mais une chose est certaine : ce type avait une de ces présences !

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C'était donc du pur reggae, par des rastas vrais de vrais !
Les fantômes d'Haile Sélassié, de Bob Marley planaient au milieu des tranquilles vapeurs... Samedi soir le Mali se situait plus encore que d'habitude entre la Jamaïque et l'Éthiopie !

Et, peut-être ne le sont-ils pas tous... mais il me semblait être entouré de Bisounours.
Ça faisait plaisir parce que finalement, c'est toujours bon à entendre, même dit si naïvement,

mais quand même...
je ne sais pas ce que vous en pensez...
mais notre Manjul a été clair là-dessus :
la guerre...
ben c'est pas bien !
ça non !

Au fait, le BlonBa est une salle de spectacle qui a été inauguré l'an passé à Faladié (non loin de la tour de l'Afrique pour ceux qui situe).

blonba_2

C'est de loin la meilleure salle de concert de Bamako, très bonne salle de théâtre également : elle est tenue par la compagnie BlonBa dont j'ai pu voir l'excellente pièce "koteba des quartiers" en février dernier. Leur pièce précédente "Bougouniéré invite à dîner" avait fait l'unanimité... et le tour du monde.

note : les photos ont été prises ici, ici, et

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